Le livre de la jungle, de Jon Favreau

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Encore une nouvelle adaptation

Tout a commencé par un livre. En 1967, Walt Disney développe son dessin animé du Livre de la jungle, d’après le roman éponyme de Rudyard Kipling. Il est question d’un petit garçon nommé Mowgli, abandonné et trouvé par la panthère noire Bagheera, puis recueilli par les loups. Mais sous la menace du tigre Shere Khan, Mowgli va devoir rejoindre la tribu des Hommes et quitter la jungle.

Pour cette adaptation contemporaine, l’américain Jon Favreau a été choisi pour mettre en scène le célèbre recueil de nouvelles publié en 1894. Favreau a réalisé Iron Man (2008), Iron Man 2 (2010), Cowboys et Envahisseurs (2011) mais demeure plus connu comme acteur (Le Loup de Wall Street, Thérapie de couple, La rupture etc.).

Il y en a trop peu pour être heureux

Ce long métrage avait toutes les cartes en main pour être réussi. Grâce aux nouvelles technologies, tous les animaux de la jungle ont été créés de toute pièce par ordinateur. Seul le héros incarné par Neel Sethi était bel et bien présent sur le tournage. Il faut dire que le New yorkais de douze ans a du ruser pour jouer face à des êtres imaginaires. Sa prestation n’est pas exceptionnelle. En effet, sa performance est sur jouée.

Le scénario est monotone malgré les scènes d’action vives et dynamiques (merci aux caméras épaule et aux autres travellings remuants). On s’ennuie ! Les effets spéciaux ne suffisent pas à rendre divertissant un film déjà connu de tous.

L’univers sonore est tellement triste. Les célèbres chansons héritées de Disney semblent vraiment tomber comme un cheveu sur la soupe. On se demande pourquoi certaines chansons ont été choisies et pas d’autres d’autant plus qu’il n’y en a aucune dans la première partie du long. La version française est une catastrophe auditive ! Pour dire, les doublures voix m’ont insupportée durant tout le film. Quel gâchis ! Autant dire que Lambert Wilson, Leïla Bekhti, Eddy Mitchell et Cécile de France entre autres, auraient pu s’abstenir de prêter leurs voix. Ainsi le Livre de la jungle aurait-il pu être quelque peu agréable à regarder si le son avait été coupé. Mais pourquoi ce besoin de faire parler les animaux ? C’est un risque à double tranchants et ici, le résultat est navrant. Les personnages ne sont même pas attachants. Le tigre n’est qu’un amalgame de cruauté et de perversité. Seuls les louveteaux sont attendrissants !

De plus, l’univers de la jungle est mal restitué. On est plongé au cœur de décors surfaits, sans âme ni lyrisme. C’est désolant de se ne pas se sentir immergé dans le nombril de la jungle. Habituellement, Disney produit des films d’animation à double lectures (enfant et adulte) mais ici, il n’en est rien ! Il n’y a aucune once d’humour !

1995 ou la version poétique du Livre de la jungle

Comment ne pas repenser au long-métrage sorti en 1995 ? En effet, la version adaptée par Stephen Sommers était réellement achevée et réussie. Elle est toujours d’actualité. Les animaux étaient réels. Ils n’avaient pas besoin de parler car la Nature était l’essence même du film. Jason Scott Lee incarnait à merveille l’innocence et la crédulité du personnage de Mowgli. Pourtant, le scénario se concentrait sur un héros déjà adulte, prêt à rencontrer ses semblables et même à découvrir l’amour.

En Bref, si vous voulez passez un bon moment et que vous avez plus de dix ans, boycottez le Livre de la jungle pour la version de 1995.

Chloë Hugonnenc

 

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