Divergente 2 : L’insurrection de Robert Schwentke

Divergente 2

Sortie française : le 18 mars 2015

Synopsis : À la suite d’une déclaration de guerre orchestrée par Jeannine, la leader des Erudits, Tris et son compagnon Four souhaitent rétablir une vérité. Les divergents ne sont pas des menaces et ils veulent le faire entendre. Tandis que les autres factions s’organisent pour se livrer bataille, le couple s’allie de son côté avec les sans-factions…

 

Une copie trop conforme à Hunger games

 

Si le premier volet avait le mérite de surprendre quelque peu le spectateur, il n’en est pas de même pour ce deuxième volet. De la même manière que l’a fait Francis Lawrence dans la première partie de la Révolte d’Hunger Games, Robert Schwentke ce perd également dans un long-métrage long et sans véritable action. À force d’étirer la narration des ouvrages en plusieurs films pour faire du chiffre, on arrive malheureusement à un résultat insignifiant voire médiocre.

Pourtant, après Neil Burger, le roman écrit par Veronica Roth a été placé entre les mains de Robert Schwentke. Cet Allemand de quarante-sept ans a débuté sa carrière en 2002 avec Tatoo puis s’est fait connaître plus récemment grâce à Red, Flight plan et Hors du temps. Il paraît d’ailleurs étonnant qu’une firme comme Divergent prenne comme réalisateur un homme si peu connu du grand public.

Mais il y a beaucoup de chance pour que finalement le metteur en scène ne soit pas vraiment la cause du soucis majeur de cet opus. Il semble évident que le scénario et ce qu’il se passe dans le film soient le problème. La préparation de la guerre est le sujet central du film. Malheureusement pour nous, on a beau attendre durant deux heures la rixe, celle-ci n’arrive pas puisqu’elle est prédestinée au troisième film. C’est bien dommage car à part quelques actions et scènes de pure science-fiction (quelque peu lassantes je dois bien l’avouer), il n’y a que du vide.

Alors bien sûr les acteurs sont au rendez-vous. Shailene Woodley alias Tris Prior devient une véritable battante et se coupe les cheveux dès le début (ça fait vraiment plus guerrière voyez-vous) mais elle passe à travers toutes les balles tirées par des tireurs d’élite. Impressionnant ! Theo James quant à lui demeure plus présent. Son personnage de Four (c’est vraiment bizarre de s’appeler Quatre, non ?) rencontre sa mère qu’il n’a pas vu depuis des années. Les retrouvailles n’apportent là encore pas grand intérêt à l’intrigue même si sa mère c’est Naomi Watts. D’ailleurs, que vient-elle faire là sérieusement ? Non vraiment, Naomi Watts a beau être une bonne comédienne, il est vraiment dommage de la voir dans ce registre si fade. Enfin, on retrouve notre méchante mais si gentille Kate Winslet. Fidèle au premier long, elle semble effacée et a du mal à s’imposer comme une mégère directrice de faction.

Que dire des décors de ville laissée à l’abandon ? Ce sont toujours les mêmes, tout comme les effets spéciaux qui mettent en avant les personnages simulés et non réels. Bref, aucune nouveauté ici niveau esthétique. Les costumes semblent à peine travaillés. Heureusement côté musique, Woodkid est présent tout comme Imagine Dragons mais la plupart des titres sont signés par Joseph Trapanese.

 Bref, on est bien loin d’être laissés bouches bée, c’est bien dommage, j’appréhende déjà le prochain opus. Ah si, on saura enfin ce qui se cache derrière la clôture. Personnellement, j’aurais déjà été voir par curiosité depuis des lustres mais bon…

 Distributeur : SND

Chloë Hugonnenc

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