50 nuances de Grey (Fifty shades of Grey), de Sam Taylor-Johnson

Cinquante-Nuances-de-Grey-Affiche-USA-EW

Sortie française : le 11 février 2015

Synopsis : Anastasia Steele est une étudiante passionnée par la littérature. Christian Grey quant à lui est un brillant homme d’affaires reconnu à Atlanta. Tous deux se rencontrent par la force du destin. Mais l’attirance des deux jeunes gens l’un pour l’autre devient peu à peu de plus en plus forte jusqu’à pousser Christian à révéler à Anna ses penchants sexuels les plus intimes…

Note : 7/10

Sexe, Love & Love

Enfin ! Plus de deux ans que l’on attendait avec impatience l’adaptation du best-seller de E. L. James. Ce phénomène mondial a bouleversé la vie monotone de millions de femmes. Toutes ont rêvé ne serait-ce qu’une seconde être Anna Steele. Et l’heureuse élue n’est autre que Dakota Johnson (la fille des acteurs Don Johnson et Mélanie Griffith). Nous avons pu la découvrir dans The Social Network, 5 ans de Réflexion mais également 21 Jump Street. Son personnage de vierge effarouchée lui sied plutôt bien puisqu’elle interprète avec brio la jeune étudiante qui découvre le sexe version hard. Pour l’accompagner, la belle a joué avec un partenaire très hot, le bel étalon Jamie Dornan. Cet irlandais de 32 ans n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il a été remarqué chez Sofia Coppola, dans Marie-Antoinette et plus récemment dans les séries Once Upon A Time et The Fall. Egérie phare de la marque Calvin Klein, Jamie s’impose par son physique principalement dans ce rôle de composition. On lui pardonne tout car il est tout simplement à tomber à la renverse. Voilà c’est avoué !

C’est un choix plutôt astucieux de la part de la réalisatrice de travailler avec des acteurs peu connus. L’un et l’autre se mêlent plutôt bien à l’image (même si des rumeurs ne leur prêtent aucune complicité) et c’est avec facilité que l’on s’identifie. Et c’est Sam Taylor-Johnson qui est aux commandes de ce premier opus. Cette anglaise (femme de l’acteur Aaron Johnson –Kiss-Ass-) a signé son premier long-métrage en 2009 avec Nowhere Boy. C’est tout. À part quelques courts-métrages, elle était jusqu’à présent peu présente dans le 7ème art. C’est désormais terminé puisque 50 nuances de Grey annonce une carrière à suivre.

En effet, le long-métrage tant désiré tient parole quant à l’histoire des deux protagonistes. Certes, il manque des scènes et principalement de sexe qui nourrissent à foison le roman. Pourtant, les quelques moments croustillants débordent de poésie et de sensualité. Pas une seule fois la vulgarité prend le dessus. À propos du scénario, il manque néanmoins des propos crus qui sont malheureusement trop peu présents en comparaison du livre. Le côté soft était très attendu puisque dès le départ, il était précisé que le film ne serait pas un film pornographique (cela étant sans conteste pour approcher le plus grand nombre de spectateurs, encore une histoire de gros sous c’est évident). L’histoire est ce qu’elle est dans le premier tome de la saga : la rencontre, le coup de foudre, le contrat, les parties de jambes en l’air puis la « séparation » juste avant le générique. La suite sera au rendez-vous, soyez-en persuadés !

Cinquante nuances de Grey tient aussi sa réussite à une incroyable bande originale dans l’air du temps. À la fois sensuelle et rythmée, la musique nous entraine dans chaque moment de cette histoire romanesque. Annie Lennox (dans la séquence d’ouverture), Beyoncé, Sia, Ellie Goulding, Awolnation et bien d’autres ont signé de leurs voix une partie des musiques du long. Côté décors, on note de jolies prises de vue de Seattle (dont on voit la célèbre tour Space Needle). À l’extérieur également quelques séquences (scènes de l’hélicoptère et voltige en planeur) apportent un peu de fraicheur. Le montage et les mouvements de caméra restent simples. Ils apportent stabilité et sobriété à ce film qui dure tout de même plus de deux heures.

Le film a été nommé à la Berlinale qui s’achève ce dimanche. Il a d’ailleurs beaucoup fait parler de lui dans le monde entier à coup de teasers envoûtants. Le plan marketing est énorme et ce n’est pas un hasard si la sortie était programmée la même semaine que la Saint-Valentin.

Bref, Cinquante nuances de Grey est plutôt à la hauteur de ce qu’on pouvait espérer (si l’on s’attendait à une adaptation très soft). Il demeure romantique à souhait malgré la fin qui peut laisser perplexe si l’on a pas lu l’ouvrage. Les deux heures sont bien remplies malgré peut-être quelques séquences sans réel intérêt. La réalisatrice va peut-être rentrer dans le cercle IN des metteurs en scène. Son travail de mise en avant de l’esthétisme de l’image est appréciable et cela serait mentir que de ne pas avouer que oui, j’attends déjà la suite avec impatience…

 Distributeur : Universal Pictures International France

Chloë Hugonnenc

 

 

 

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