Duo d’escrocs, de Joel Hopkins

duo d'escrocs

Avec Pierce Brosnan, Emma Thompson, Timothy Spall, Louise Bourgoin, Laurent Lafitte

Sortie française : le 2 juillet 2014

 

Synopsis :

Angleterre. Parents de deux étudiants, Richard et Kate Jones sont divorcés. Ils ne se haïssent pas mais ils ont pris chacun un chemin différent. Ils se revoient de temps en temps lorsque leurs amis et voisins leur en donne l’opportunité. À la veille de la retraite, Richard se rend une ultime fois au travail. Surprise, il se retrouve devant une porte fermée, sa boîte a été anéantie par un homme d’affaires français. Au pied du mur, il retrouve son ex femme pour lui annoncer la mauvaise nouvelle. Avide de vengeance, tous deux décident d’aller à Paris pour récupérer leur argent. C’est aussi une bonne excuse pour les deux anciens amants pour renouer des liens…

 

Note : -1

 

Divorce à l’anglaise

 

C’est l’été et le lot de comédies romantiques qui va avec ! Cette fois, c’est Joel Hopkins qui s’y colle. Cet anglais de quarante ans n’en est pas à son premier love movie. En effet, il a déjà dirigé Emma Thomson dans Last chance for love en 2008 aux côtés de Dustin Hoffman. C’est lui aussi qui a mis en scène Jump tomorrow et Mariage et conséquences. C’est dire si Hopkins connaît le sujet du mariage puisque c’est le thème central de ses films.

Cette fois, le divorce mène la danse. Par l’intermédiaire de deux acteurs british incontournables, mais aussi deux frenchis trentenaires, le récit nous entraine au cœur de péripéties post mariage. Heureusement pour Emma Thompson, elle a largement eu l’occasion de faire ses preuves notamment dans Love actually, car ici, elle ne transcende pas l’écran. Sa fraicheur et sa spontanéité sont aux abonnés absents. Pierce Brosnan quant à lui a pris un sacré coup de vieux. Mou et à peine drôle, il a totalement perdu son charisme. James Bond est bien mort. On remarque aussi Timothy Spall qu’on a vu dans Il était une fois, dans la saga Harry Potter (tout comme Emma Thompson) et récemment primé à Cannes pour son interprétation du peintre Turner (palme d’interprétation masculine).

Pour une comédie anglaise, il manque un élément primordial : l’humour. À part quelques répliques bien placées, l’ensemble reste plat.

Que dire des deux français ? Ils semblent posés là comme deux vulgaires objets. Laurent Lafitte, sous ses airs de salaud, n’apporte aucune touche tricolore. Louise Bourgoin aurait pu s’abstenir. Son jeu est mauvais et fabriqué du début à la fin.

Pas de grande surprise non plus du côté de l’écriture du scénario. Hopkins n’innove pas dans l’art de transmettre l’humour british. C’est pourtant l’atout de l’équipe qui n’est pas du tout exploité. Il est difficile de croire en l’histoire d’une jeune femme (Louise Bourgoin) qui épouse un homme (Laurent Lafitte) alors qu’elle ne l’aime pas. Ce côté là est mal approfondi, sûrement pour laisser le couple anglais au centre du récit.

Enfin, l’action est totalement absente dans ce long métrage d’escrocs amateurs. On est bien loin d’une réussite historique. C’est dommage, car les ingrédients étaient intéressants mais la recette est ratée. Mais où sont donc passée la folie et l’ardeur engendrées par l’amour ?

 

Chloë Hugonnenc

 

 

 

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