L’ex de ma vie, de Dorothée de Dorothée Sebbagh

L'ex de ma vie

Avec Géraldine Nakache, Kim Rossi Stuart, Catherine Jacob

 

Sortie française : le 25 juin 2014

 

Synopsis :

Ariane est une talentueuse violoniste. Elle enchaine les concerts avec Christen son chef d’orchestre. Lorsque celui-ci la demande en mariage, elle lui révèle qu’elle n’a pas divorcé de son ex, un italien romantique. Prête à tout pour entamer la procédure et voler vers de nouveaux horizons, elle retrouve son ancien amant, Nino. Mais ce dernier ne compte pas faciliter la tache à Ariane puisqu’il est véritablement attaché à elle…

 

Note : -3

 

Une visite Parisienne à dormir debout !

 

C’est un second essai que signe ici Dorothée Sebbagh après avoir dirigé Chercher le garçon en 2012. Et à dire vrai, c’est un énorme raté. Inutile de tergiverser, L’ex de ma vie demeure un long métrage d’un ennui mortel. Les premières secondes du film laissent déjà apparaître la future médiocrité de la suite : des dialogues sans rythmes et sans intérêt, des personnages vides comme Nino, lourd au plus haut point. Puis, le générique kitsch nous entraine dans un univers décalé avec un esthétisme discutable.

 

Pourtant, la lilloise avait réuni deux atouts charmes. D’abord, la sympathique Géraldine Nakache. Découverte dans Tout ce qui brille en 2010, elle enchainait jusqu’alors les succès français. Ici, son jeu n’est pas remis en cause mais malheureusement, elle ne suffit pas à donner un tant soit peu une noisette de saveur à ce plat réchauffé dix fois ! Kim Rossi Stuart quant à lui s’avère être la plus grande déception de ce navet. Son retour était bien évidemment attendu par toutes les aficionados de Romualdo, l’amoureux transi d’Alessandra Martines dans La caverne de la rose d’or. Incarnant un chevalier endormi, il était bien plus convaincant lorsqu’il ne parlait pas ! A tout bout de champ il hausse la voix et joue son personnage avec une fausseté déconcertante. On n’y croit pas du tout ! On se demande ce que viennent faire là l’humoriste Nicole Ferroni et Catherine Jacob dans des seconds rôles inutiles.

 

Bref, il est difficile de sortir indemne d’un film comme celui-là, qui vous achève dès les premières minutes. Seule la musique orchestrée par Lilly wood and the prick insuffle une légèreté mais surtout une respiration. On découvre Paris sous des angles déjà bien connus : Montmartre, Le Louvre, les bateaux mouches. Il manque terriblement d’humour. Tout est faux, sans saveur ni aucune malice. On est bien loin de l’excellent Bridget Jones, de Sharon Maguire. La France a véritablement du pain sur la planche en ce qui concerne le genre de la comédie romantique. À bon entendeur…

 

 

Chloë Hugonnenc

 

 

 

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