Divergente, de Neil Burger

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Avec Shailene Woodley, Kate Winslet,Theo James, Jai Courtney, Ansel Elgort, Miles Teller, Zoe Kravitz

Sortie française le 19 avril 2014

Synopsis : Au cœur d’une Chicago futuriste méconnaissable, Béatrice, alias Tris, est en âge de choisir sa destinée. La société dans laquelle elle vit se divise en cinq factions : les Audacieux, les Sincères, les Altruistes, les Erudits et les Fraternels. Chaque maison a sa propre fonction au sein de la collectivité. C’est un choix déchirant pour Tris qui ne semble appartenir à aucune. Après un test décisif, elle apprend qu’elle est différente. Elle est une Divergente. Pour survivre, elle va devoir cacher à ses proches la vérité et choisit de se faire passer pour une véritable Audacieuse. D’autant plus que la guerre menace d’exploser entre les factions avides de pouvoir…

« Demain est un autre jour »

Comment ne pas comparer ce nouveau blockbuster made in USA à la saga Hunger Games ? D’avance, le parallèle était inévitable. Si l’histoire n’est pas la même, de nombreux points communs subsistent. La figure de l’héroïne combative en est le premier point. La jeune fille devient femme grâce à ce qui lui arrive. Elle doit trouver sa voie au sein d’un système censé protéger de la guerre. Indépendante, elle se révolte et ose protester. De plus, les combats multiples s’enchainent avec une cascade d’hématomes. L’image de la femme se révèle forte et insolente. Après chaque coup, Tris se relève et prouve à tout à chacun que malgré sa place originelle, elle peut devenir quelqu’un d’autre telle qu’une Audacieuse.

Une nouvelle fois, un roman best-seller est à l’origine de ce long-métrage qui est le premier d’une série. Ce récit de science-fiction est né dans l’esprit de Veronica Roth, à tout juste 25 ans. Illinoise par naissance, c’est tout naturellement qu’elle a choisi Chicago comme théâtre de son histoire. Dans une sorte de fin du monde, le récit montre l’être humain tel qu’il est, avec ses failles (la trahison de ses amis proches) mais également sa faculté d’autodestruction.

Après L’illusionniste (2006) et Lucky Ones (2008) c’est Neil Burger qui a pris en charge la mise en scène de ce premier film. Cet ex concepteur de spots publicitaires n’en est pas à sa première adaptation. En effet, cet américain a dirigé Bradley Cooper et Robert De Niro en 2011 dans Limitless.

Les acteurs sont à l’image des personnages qu’ils interprètent : beaux et insolents. On reconnait la jeune Shailene Woodley qui commence à se faire un nom après avoir donné la réplique à Georges Clooney dans The Descendants d’Alexander Payne mais qui a longtemps été aperçue dans des séries TV policières et the OC, Felicity. Que dire de Kate Winslet qu’on ne présente plus ? L’Anglaise bascule du côté des forces du mal grâce à ce rôle de Jeanine Matthews. Cette parenthèse est positive et c’est avec plaisir que l’on retrouve cette comédienne si naturelle pleine de charme.

La Bande Originale est explosive et à 100% dans l’air du temps ; Woodkid, Snow Patrol, M83, Ellie Goulding et Zedd pour ne citer qu’eux apportent une signature contemporaine et dynamique. La musique tient une place importante dans la finalité de l’œuvre. Elle reflète le tempérament des personnages et les accompagne dans leur destinée.

Divergente est à la hauteur de ce qui se fait dans le genre aujourd’hui. Comme un Roméo et Juliette des temps modernes, les sujets abordés comme l’acceptation de soi, la différence (bien que peu approfondie), la vaillance et l’opposition sont des thèmes dans lesquels se retrouvent les adolescents actuels. A la surface, le film est distrayant et plutôt bien réussi malgré quelques longueurs ainsi qu’une niaiserie assumée. On entre très vite dans cet univers destroy où braver les interdits, les peurs au nom de l’amour pour la famille et les amis est primordial. Pourtant, il manque cruellement de profondeur et de personnalité. On ressent trop une envie de faire comme les autres parce que cela fonctionne. La guerre, la prise de pouvoir ainsi que le racisme font également la matière de Divergente mais malheureusement de manière maladroite. Bien qu’efficace par son scénario, Divergente a un arrière goût de déjà vu et s’adresse en partie à un public jeune.

CH

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