Les vivants, de Barbara Albert

Affiche-Les-Vivants

Sortie en salles : le 19 mars 2014

Synopsis :

Sita, une berlinoise de vingt cinq ans, mène une vie bien remplie comme toutes les femmes de son âge. Elle partage son temps entre son travail pour une chaîne de télévision, son amant, la course à pieds, ses balades en scooter mais aussi sa famille. Lorsque son grand-père fête son anniversaire dans sa maison de retraite, elle lui rend visite. Mais elle n’imagine alors pas que cet événement et plus particulièrement une photographie, va lui faire découvrir petit à petit le rôle qu’a joué son aïeul dans les années 1940 pendant la seconde Guerre Mondiale. Grâce à ses origines autrichiennes et roumaines, elle va parcourir l’Europe de l’Est afin de trouver les réponses à ses questions qu’aucun membre de sa famille souhaite prêt à lui révéler…

Quand le passé refait surface

Lorsqu’on se remémore la seconde Guerre Mondiale, on ne peut que ressentir de la peine et de la souffrance pour les victimes et de la haine pour ceux qui ont commis de telles cruautés. Pour son troisième film en tant que réalisatrice, Barbara Albert, Autrichienne, a décidé de se positionner du côté de la génération engendrée par un nazi. Ainsi, une jeune femme qui n’a pas connu cette guerre, apprend que son grand-père n’était pas un héros résistant mais a contrario, un lieutenant nazi exerçant à Auschwitz. La réalisatrice plonge Sita tout comme le spectateur au cœur de l’Histoire. C’est une sorte de témoignage d’un point de vue particulier. Des années après, c’est un choc de concevoir que sa propre famille a participé à ce massacre, d’autant plus que malgré le temps écoulé, l’ancien militaire nazi évoque dans une vidéo n’éprouver aucune culpabilité. Pour Sita, c’est un passage obligé pour avancer dans sa vie que de réellement savoir ce qu’il s’est passé. Par sa vitalité et son entêtement, elle sortira grandie de cette épreuve.

Sita est le personnage autour duquel le récit tourne et évolue. Elle est avant tout humaniste, mais aussi sensible et curieuse. La jeune femme solitaire est mise en avant par la scénariste et réalisatrice qui use de plans rapprochés. L’actrice, Anna Fischer, demeure authentique et naturelle. C’est seulement son deuxième long-métrage. Elle a tourné « Nous sommes la nuit », sorti en 2010, de Dennis Gansel. Elle est un talent brut à confirmer d’ici quelques années.

On ressent une fragilité comme de l’incertitude dès le début avec des mouvements de caméra instables et l’association d’une musique vive. Les oppositions /passé/ VS /présent/ et /vie/ VS /mort/ sont des thématiques récurrentes dans ce film quelque peu long. Il permet de se poser deux principales questions : Comment vivre sans connaître toute la vérité sur ses proches ? Mais également, comment continuer à exister lorsque cette vérité n’est pas celle que l’on attendait ? Par cette réflexion, Barbara Albert réussit une histoire au présent qui rompt une bonne fois pour toute avec le passé.

CH

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