Gravity, d’Alfonso Cuarón

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Sortie en salles : 23 octobre 2013

Synopsis : Dans l’espace, loin de notre planète Terre. Sur une navette spatiale, deux astronautes mènent leur mission. Mais une pluie d’astéroïdes vient détruire leur navette, les laissant seuls face à eux-mêmes et à leur destin. En apesanteur, ils vont devoir survivre et tenter de rejoindre l’atmosphère au péril de leur vie…

My point of view : Après les fils de l’homme sorti en 2006, le réalisateur mexicain revient avec un septième film à faire tourner la tête. Car Gravity était un projet ambitieux et même dangereux à première vue. Concrétiser des faits se situant entièrement dans l’espace avec seulement deux acteurs vus à l’écran était une idée qui avait de quoi surprendre. L’histoire est originale, le scénario irréprochable. On croyait avoir pourtant tout vu dans l’espace (Alien, Armageddon, Star Wars, Independence Day, Appolo 13, Prometheus etc.). Mais il n’en est rien. Gravity nous emporte ailleurs, dans un endroit où la vie et le bruit ne sont pas. Le silence mène sa danse. Tout est sous contrôle. Cuarón met en scène parfaitement ses acteurs en apesanteur. Les moments de silences sont bien choisis. Ils invitent à la contemplation de l’univers, de cette chose qu’on ne peut atteindre ni toucher. Certains chocs se transforment en bruits sourds car c’est comme cela que les bruits sont retranscrits dans l’espace. Dès la séquence d’ouverture, on est dans les étoiles. La caméra tourne beaucoup. Pourtant les plans sont divers. La séquence dans laquelle le 1er plan est fixe tandis que l’arrière plan tourne est très intéressante. Même lorsque la caméra ne bouge pas on est quand même dedans, au cœur de l’espace intersidéral. La musique est percutante, parfois forte à des instants forts ou à des points culminants. On suffoque autant que l’actrice qui manque considérablement d’oxygène. Le cœur palpite, on vit les émotions des personnages à travers la caméra. Parfois cette dernière est située à la place de l’actrice. Cette mise à la place du docteur Ryan Stone nous plonge encore davantage dans l’univers asphyxiant et oppressant. Heureusement, quelques notes d’humour dans les dialogues viennent se confronter à la situation tragique. Il n’y aucun temps mort. La sensation d’apesanteur est admirable. Encore une fois, le spectateur vit une expérience unique. Les péripéties s’enchainent agilement. Les acteurs réussissent leur pari. Sandra Bullock est dénuée d’artifices. Crédible, on ne voit qu’elle. Georges Clooney quant à lui apporte fantaisie et malice. L’histoire demeure incroyable car elle fascine petits et grands depuis toujours. On croit en une fin heureuse lorsqu’enfin, l’héroïne pose les pieds sur Terre avec une contre-plongée impressionnante. Véritable moment d’apnée, le film réussit en 1h30 à nous emporter à l’autre bout de la galaxie avec ce sentiment que nous ne sommes que des petits êtres à qui le contrôle peut échapper.

Info supplémentaire : C’est l’acteur Robert Downey Jr. qui devait jouer le rôle de Matt Kowalsky au préalable. C’est un rêve devenu réalité pour Alfonso Cuarón de faire ce film puisque lorsqu’il était plus jeune, il ambitionnait de devenir astronaute.

Gravity a récolté pas moins de sept Oscar lors de la 86ème cérémonie qui a eu lieu ce 2 mars 2014 à Los Angeles :
– Meilleur Réalisateur
– Meilleure Photo
– Meilleure Musique
– Meilleurs Effets Visuels
– Meilleur Montage
– Meilleur Montage Sonore
– Meilleure Mixage Sonore

C.H

 

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