Players, de Brad Furman

players

 

Sortie en salles : 25 septembre 2013

Synopsis : États-Unis. Université de Princeton. Richie Furst est un étudiant qui a du mal à payer ses études. Pour se faire, il devient l’intermédiaire entre les dirigeants d’un groupe de poker en ligne et les malheureux joueurs. Afin d’obtenir l’argent nécessaire à la continuation de son Master, il mise tout son argent. Ruiné, il découvre qu’en réalité il n’avait aucune chance de gagner puisque le jeu est truqué. N’ayant plus rien à perdre et tout à gagner, Richie se rend au Costa Rica, dans le but de soudoyer le roi du jeu en ligne alias Ivan Block. Mais Richie est loin d’imaginer la tournure que va prendre sa vie quand il accepte une proposition très alléchante de Block…

My point of view : Mais qu’est-il passé par la tête des créateurs de ce long métrage ? Ont-il vraiment réalisé le gouffre dans lequel ils allaient tomber ? Car il faut être franc. Players demeure une fois de plus un blockbuster décevant, sans âme ni profondeur. L’intrigue est inexistante, ce qui n’est que peu tolérable pour un film de ce genre (une sorte de thriller). C’est trop gros, peu crédible. L’histoire est quelconque, sans rebondissements ni suspens. Quel ennui ! Pourtant, Brad Furman avait mis en scène la défense Lincoln avec brio en 2011. Mais ici, il n’en est rien. Les têtes d’affiches ne permettent même pas de relever le niveau tellement le scénario sonne faux. On se demande vraiment ce que font Justin Timberlake (The social network, Alpha dog et bientôt Inside Llewyn Davis des frères Cohen) et l’excellent réalisateur et acteur Ben Affleck. Leur jeu n’est pourtant pas mauvais mais cela ne suffit pas. Ils sont à peine charismatiques. Gemma Arterton découverte dans Good morning england, le choc des titans et Tamara Drewe est belle mais elle n’est qu’une pièce rapportée. Les plans aussi nombreux que divers apportent le dynamisme au film. La caméra capte la scène grâce aux mouvements de travellings circulaires. Les clichés sont trop présents ; le nouvel arrivé qui tombe amoureux de l’ex de son boss, celui-ci qui se croit plus malin etc. Les décors ne font pas ressortir la beauté des paysages du Costa Rica, à part quelques plans rapides de bateaux et de l’océan. La musique est hétéroclite. L’électro de Daedmau5 se mêle à des rythmes latinos. Dans l’ensemble, cela colle bien aux scènes. Cependant, on note des pêle-mêle où tout se mélange : le campus, le jeu en ligne, le Costa Rica, /la mission d’associé/ VS /la vie de pote/ etc. D’ailleurs, les amis du héros n’apportent rien à l’histoire car Richie se débrouille principalement seul. Les actions s’alternent entre /le héros et son boss/ VS /le héros et les flics non corrompus/. Le film a été coproduit par un certain Léonardo Dicaprio. Quel choix étonnant pour cet acteur parfait dans ce projet assommant. Dans l’ensemble, le film se tient dans l’aspect extérieur mais il ne possède aucun trésor à l’intérieur. C’est dommage. On pouvait s’attendre à mieux. Avide de délicieux moment, passez votre chemin au risque d’une séance soporifique.

C.H

 

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Une réflexion sur “Players, de Brad Furman

  1. Décevant en effet, on peut se demander ce que viennent faire toutes ces stars dans cette daube, il y a même Di Caprio cité au générique en tant que producteur !

    Je me demande s’il s’agit d’une charge contre le poker en ligne, genre le message envoyé à la jeunesse américaine…

    En tout cas, détail que l’on ne sait pas forcément, l’arnaque décrite est inspirée de l’histoire de Full Tilt Poker, qui a été jugée aux US

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