Lone Ranger, de Gore Verbinski

lone_ranger_affiche_vf_finale

Sortie en salles : 7 août 2013

Synopsis : États-Unis. John Reid est un jeune magistrat débarqué fraichement de New York ; Il retrouve son frère avec lequel il part à la poursuite d’un prisonnier en fuite. L’affrontement tourne mal et tous les Rangers sont déclarés morts. Pourtant, lorsqu’un indien nommé Tonto vient enterrer les corps, il s’aperçoit que John Reid est bien vivant. Une fois remis sur pieds, il va se transformer en un justicier masqué, le Lone Ranger, aux côtés de Tonto, et se venger de la mort de son frère…

My point of view : Après l’univers des pirates, Disney s’est attaqué au western. L’histoire du ranger solitaire est une adaptation moderne. Le genre a pris de sa superbe, c’est un western novateur et dynamique. Le réalisateur est américain ; Gore Verbinski est connu pour son travail sur la trilogie de Pirate des caraïbes, Le cercle (2002) et plus récemment dans un autre genre (l’animation) : Rango (2011). Les décors sont typiques du genre eux aussi : grands espaces montagneux, territoire américain, terres ensablées (déserts), trains à vapeur, ville reconstituée. Les couleurs sont chaudes. Les costumes d’époque sont bien choisis. À propos des acteurs, il faut dire que Johnny Depp demeure méconnaissable grâce à un maquillage et une perruque à la hauteur. En revanche, on le reconnaît par ses mimiques lorsqu’il fait le pitre. Il est parfait dans le rôle d’un indien banni par les siens (Tonto). C’est un personnage haut en couleurs et farfelu (avec son corbeau mort sur la tête). Le Lone ranger est interprété par Armie Hammer que l’on a pu voir dans J. Edgar de Clint Eastwood ou bien Blanche Neige de Tarsem Singh. Il campe un magistrat citadin devenu justicier masqué, un héros prêt à venger son frère. C’est un schéma déjà vu dans de multiples histoires. Cependant, il a une image moderne. C’est un gentil un peu maladroit qui est très à cheval sur ses principes jusqu’au jour où il s’aperçoit que l’honnêteté et la justice ne font pas toujours bon ménage dans ce monde hostile. Helena Bonham Carter quant à elle se fait discrète puisqu’elle obtient un petit rôle d’une maquerelle bien armée (sa jambe de bois est très particulière). Les méchants sont terrifiants (surtout Butch Cavendish interprété par William Fichtner), sale, plein de sueur, ensanglanté. C’est un personnage répugnant et sans pitié. Le scénario est basé sur une  idée originale d’un couple peu probable unissant un blanc venu de la ville à un indien d’Amérique. L’un et l’autre s’apprivoisent jusqu’à entretenir une relation de confiance. Le long est basé sur un flashback ramenant Tonto dans ses plus jeunes années. Aujourd’hui, il pose dans une fête foraine et raconte sa vie à un jeune garçon lui rappelant son ami le Ranger (par ses vêtements). La musique tient une place importante dans ce long. Il y a deux bandes originales dont l’une composée par le célèbre Hans Zimmer, compositeur archiconnu du milieu cinématographique. La BO est bien adaptée au genre du western. Le final grandiose (musicalement par des notes largement inspirées de Rossini ainsi par la séquence filmée). C’est un peu long cependant ; 2h30 avec un début quelque peu plat. Enfin et heureusement, l’humour est très présent, on ne s’en lasse pas. Un bon western pour adultes !

Info supplémentaire : Le succès n’est pas au rendez vous aux USA ; Pourtant, en France, le film semble plaire même si il est un échec pour Disney.

C.H

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s