Only god forgives, de Nicolas Winding Refn

Only god forgives

Sortie en salles : 22 mai  2013

Synopsis : Bangkok. De nos jours. Officiellement, Julian s’occupe d’une salle de boxe thaïe avec son frère Billy. Officieusement, il écoule de la drogue et a quitté précipitamment son pays d’origine. Lorsque Billy est tué par le père d’une adolescente qu’il vient de violer et d’assassiner, la situation se dégrade petit à petit. La mère des deux frères, une criminelle superficielle, surgit des États-Unis pour rapatrier le corps de son aîné. Cette dernière tient à régler ses comptes avec celui qui est à l’initiative du meurtre, un ex-flic corrompu aux méthodes peu conventionnelles…

My point of view : Déjà huit longs métrages que le réalisateur danois met en scène avec brio. Le dernier en date, Drive (2011), avait été applaudi par la critique. Tout comme Only god forgives, Drive avait été présenté en compétition officielle à Cannes. Si les deux films sont différents, on ne peut que les comparer. En effet, l’un et l’autre possèdent des similitudes indéniables. La violence d’abord qui monte crescendo. Le sang s’écoule à gogo. Ensuite, l’ambiance y est suffocante, l’atmosphère étouffante. On ne peut que se sentir mal à l’aise dans cet univers empli de vices et de déchainements. Les couleurs chaudes priment (rouge et orange). Les espaces sont confinés. Il y a peu de scènes en extérieur. Ce choix de mise en scène nous met à la place d’un témoin qui suit les événements comme s’il se situait à quelques centimètres des protagonistes. Angoisse assurée. La musique, pleine de bruits sourds est lancinante. L’utilisation de travellings est fréquente. En effet, les zooms avant et arrière se hiérarchisent dans les séquences lentes typique du style de Refn. Les acteurs sont grandioses. Ryan Gosling incarne une nouvelle fois un personnage qui parle peu. Le jeune trentenaire à la barbe de trois jours, le sourcil droit abîmé et les yeux bleus, est charismatique. Kristin Scott Thomas quant à elle est incroyablement étonnante dans un registre détonnant. Son personnage de mère indigne blonde platine qui met son aîné sur un piédestal s’avère bien joué. Les décors sont concentré autour de la capitale thaïlandaise. La prostitution, les bars de karaokés et les hôtels apparaissent souvent à l’écran. L’image des mains demeure très présente que cela soit par le biais de la boxe, des meurtres ou bien du rapport parent/enfant. Les 90 minutes sont une sorte de cauchemar permanant avec quelques rêves éphémères. Julian fait face à une réalité qui lui arrive en pleine figure. Ce sentiment de fatalité domine tout le long. De plus, la loyauté est un thème fort. Le combat à mains nues engendre un choix fatidique, celui de tuer ou non, de se venger ou pas. Nicolas Winding Refn signe à nouveau un excellent film, qui peut-être aura la chance cette année, de décrocher une palme ?

Info supplémentaire : À l’origine, c’est Luke Evans qui devait jouer le rôle de Julian. Faute de planning – il était sur le projet de Peter Jackson Le Hobbit : un Voyage Inattendu – c’est Ryan Gosling qui a décroché le rôle.

C.H

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