Django unchained, de Quentin Tarentino

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Sortie en salles : 16 janvier  2013

Synopsis : 1858, aux États-Unis. Un esclave nommé Django est acheté par un allemand, le docteur Schultz, afin de traquer trois truands. La mission accomplie, Schultz propose à son nègre de devenir associé en tant que chasseur de primes le temps d’un hiver. Django accepte mais sa liberté retrouvée, il désire plus que tout retrouver sa femme, Broomhilda, vendue jadis à un riche blanc possédant une plantation, le cruel Calvin Candie. Pour parvenir à leurs fins, les deux acolytes vont tenter d’amadouer l’esclavagiste à l’aide du passe temps de ce dernier : le combat à mort d’esclaves. Mais ils vont devoir affronter la mort, la douleur et la souffrance ainsi que Stephen, un esclave très proche de son maître blanc, à la perspicacité bien affirmée…

My point of view : Ouf. Du loin des États-Unis comme de la France, j’ai (enfin) pu découvrir l’événement de ce début d’année 2013. J’attendais Tarentino au tournant, même si je sais qu’avec lui, il y a peu de chances d’être déçue. Il est clair que celui-ci connaît son sujet à la perfection. Ce fan incontestable de western a su s’inspirer avec brio du Django de 1966 de Sergio Corbucci. C’est un genre auquel le réalisateur ne s’était pas encore consacré, c’est chose faite aujourd’hui avec ce bijou monumental qui n’a rien a envier aux westerns spaghetti. Tous les éléments pour cela sont présents tels qu’un suspens inégalé, des décors typiques comme des déserts, des montagnes enneigées, des crachats dégoûtants, des hommes sales et transpirants etc. Tarantino alterne violence et humour pendant 2h45. Par exemple, la dent tenue par un ressort sur la voiture de Schultz, est en réalité le coffre fort du dentiste. Puis quelques instants plus tard, du sang gicle à grosses gouttes sur le champ de cotons immaculés. Le combat à mort de deux esclaves dans le confortable salon de Candie est difficile à voir. La haine et la terreur de cette scène laissent le spectateur sans voix, tout comme la séquence où les chiens dévorent le pauvre D’Artagnan ou bien encore les coups de fouets maltraitant la belle Broomhilda dans un flashback insoutenable. On reconnaît incontestablement la patte du maître par ses longues séquences de dialogues alternant divers plans (champ/contre-champ). C’est un long métrage plus large et plus grand public que ses films précédents. Il subsiste très peu de jeux typographiques au profit de l’action privilégiée et quasi systématique. Le film est à part mais comme d’habitude, cela part dans tous les sens. Le cœur de l’histoire est également différent. Il s’agit avant tout d’une histoire d’amour. Pourtant, les retrouvailles du couple sont peu intenses à cause d’une ellipse désirée. L’ignorance de Django est touchante. Son désir de vengeance est au-dessus de tout. Les acteurs sont exceptionnels. Jamie Foxx est un Django charismatique. Léonardo DiCaprio quant à lui, incarne un véritable méchant cruel et sans pitié. Tarentino surprend par une apparition, disons le franchement, explosive. La BO est hétérogène, les choix musicaux pertinents. C’est parfois cet air décalé qui apporte aux films de Tarentino une note particulière et reconnaissable. Il revisite le plan américain si typique du genre western. La VOST est soignée. Good job !

Info supplémentaire : Django unchained est nommé 5 fois pour la 85ème cérémonie des Oscars qui se déroulera le 24 février 2013. Le talentueux Christoph Waltz a obtenu 2 Golden Globes cette année pour les titres de Meilleur scénario et Meilleur acteur second rôle.

C.H

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