Cogan, killing them softly, d’Andrew Dominik

cogan affiche

Sortie en salles : 5 décembre  2012.

Synopsis : Aux États-Unis, pendant la campagne politique opposant Obama à McCain, un hold-up a lieu lors d’une partie de poker clandestine. Ce coup monté par deux apprentis caïds va engendrer une vengeance approximative de la mafia. Pour cela, la pègre fait appel à Cogan, un tueur connu dans le milieu. Mais des cafouillages et des règlements de compte vont corser la tâche du célèbre truand…

 

My point of view : Hors catégorie. Hors contrôle. Cogan est un film à part. Cela n’est ni un polar explosif ni un film noir farci d’actions. L’histoire en elle-même aurait pu être captivante si le scénario et le découpage technique avaient été délicatement travaillés. En effet, les séquences sont aussi lentes qu’éternellement longues. Pourtant, la séquence du braquage est assurément réussie. Haletante, l’action associée aux plans occasionne un suspens essoufflant. Jusqu’à la dernière seconde, le spectateur est tenu en haleine quant à l’issue. Dommage qu’après une courte respiration, il ne soit pas par la suite plongé dans l’angoisse. Divers détails techniques sont inexcusables malgré la petite production. Par exemple, les nombreux faux raccords (la bière vide dans un plan et pleine dans celui d’après, ou bien les cheveux secs de Markie Trattman à sa sortie de voiture puis trempés au plan d’après…). Si seulement il n’y avait que cela. On pourrait résumer le long métrage à un ensemble de règlements de compte avec comme toile de fond le débat politique opposant républicains et démocrates.  Il y a certes de la violence et de l’hémoglobine mais le résultat n’est pas là. Certains moments font penser à une caricature tarentinesque. Des univers éphémères s’entremêlent mais à quoi bon ? La séquence du shoot à l’héro ou bien le meurtre en voiture usent de choix personnels sans véritable fond (répétition de zooms arrières pour la première et ralenti interminable pour la seconde). Parfois, le flou domine entièrement la séquence. Les mouvements de caméra sur axe sont nombreux : travellings et zooms sont omniprésents. Que dire de Brad Pitt, la tête d’affiche de ce film à petit budget ? Pas grand chose à part qu’il demeure effacé et remplaçable. Cette critique de la société américaine qui tourne exclusivement autour du business est une déception. C’est une sorte de pêle-mêle, un film non abouti en chantier.

Infos supplémentaires : Le film est une adaptation littéraire de George V. Higgins, Cogan’s Trade.  Il a été présenté à Cannes lors du 65ème festival.

C.H.

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