Argo, de Ben Affleck

Sortie en salles : 7 novembre  2012.

Synopsis : 1979. Au coeur d’une crise politique opposant l’Iran et les Américains, les membres de l’ambassade américaine sont pris en otage par des manifestants iraniens en colère. Seuls 6 réussissent à s’enfuir de l’institution et parviennent à se cacher dans l’ambassade québécoise. Mais pour combien de temps ? Tony Mendez, agent reconnu de la CIA, trouve un plan autant fantaisiste que critiquable, celui de faire passer les 6 otages pour une équipe de tournage d’un film de sciences fiction en repérages. Cela semble être de la folie pure, mais ils n’ont plus vraiment le choix s’ils veulent sauver leur peau…

My point of view : Boston is out. Pour ce 3ème long, Affleck pose sa caméra en moyen orient, loin des buildings de la capitale du Massachusetts. Après Gone, baby gone  (2007)  et The town (2010), il se concentre sur un fait historique longtemps tenu secret par la Maison Blanche. Il fait partie de cette catégorie d’acteurs qui se lancent dans la réalisation avec brio (Clint Eastwood ou bien encore Kévin Costner en sont des exemples). Ces hommes ont pour point commun une approche particulière du cinéma. En plus d’être d’excellents acteurs, les films qu’ils réalisent sont souvent des bijoux authentiques.

Argo replace les événements marquants des seventies. Les premières secondes plantent le décor. Une voix off compte les prémices de cet engendrement si soudain et si violent. Puis, caméra à l’épaule, les plans se succèdent, montrant une foule emprunte de dégoût  ainsi que de désir de vengeance. La fiction se mêle aux images de quelques archives. Une dichotomie distincte et soignée s’offre au spectateur. La foule d’abord, cette masse grouillante. Vient ensuite ce vide qui correspond à la cour de l’institution bouffée par la panique et l’angoisse de ce qui va arriver. Il en est de même avec une alternance de plans en hauteur et d’autres à l’inverse ras du sol. La première séquence est intense, poignante. La succession de séquences en montage parallèle instaure une dynamique captivante. Ben Affleck a parfaitement su reconstituer l’environnement et l’époque des années 70 (lunettes, coupes de cheveux, vêtements, combi Volkswagen etc.) sans pour autant être dans le cliché. De plus, ce thriller condense un suspens redoutable et un climat de tension permanente. On retrouve des valeurs caractéristiques des USA telles que la solidarité et le patriotisme. Cela concerne avant tout l’ambassade canadienne qui a couru de nombreux risques afin de protéger les otages. Les acteurs maîtrisent leur jeu. Beaucoup ont déjà joué dans de grosses productions américaines (Alan Arkin dans Édward Aux Mains D’Argent, Kyle Chandler dans King Kong, Bryan Cranston dans John Carter et Drive, John Goodman dans The Artist). Affleck parvient même à faire rire voire sourire le spectateur par le biais de répliques efficaces. Quand vient la fin, l’émotion prend le dessus pour notre plus grand plaisir. À quand le quatrième ?

Infos supplémentaires : Ce n’est pas Ben Affleck qui a écrit le scénario mais Chris Terrio.

George Clooney a produit le film avec Grant Heslov.

C.H.

Publicités

Une réflexion sur “Argo, de Ben Affleck

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s