Polisse, de Maïwenn

Sortie en salles : 19 octobre 2011

 Synopsis : Polisse narre la vie quotidienne de flics parisiens de la BPM, la Brigade de Protection des Mineurs. Du viol collectif d’une adolescente aux attouchements pédophiles, les policiers sont confrontés au pire chaque jour. Ils doivent faire face à l’horreur et réussir à vivre leur vie à côté de leur travail prenant.

My point of view : Après I’m an actrice (2004), Pardonnez-moi (2006) et Le bal des actrices (2009), Maïwenn renoue avec la réalisation dans ce 4ème long métrage poignant. Plus qu’une fiction, le film se mêle au genre du documentaire. Par les mouvements de caméra et les plans séquences, Maïwenn nous plonge au coeur d’un univers très réaliste.
La mise en scène est parfaitement maîtrisée. À la fois drôle et intense, le film nous fait partager des moments intimes de la BPM, confrontée à l’atrocité des faits. Les acteurs français se donnent à coeur joie pour offrir aux téléspectateurs des moments de vie déconcertants. Les comédiens sont emprunts au naturel et à la crédibilité. À première vue, non fanatique de Joey Starr, j’ai été surprise par son jeu et par son rôle de père célibataire et défenseur des chérubins laissés à l’abandon. Il n’en est pas moins pour les autres, telles que les non moins connues Marina Foïs et Karin Viard. L’une et l’autre jouent deux femmes à fort caractère, dont la vie personnelle révèle quelques failles (une anorexie pour l’une, un divorce douloureux pour l’autre) ; sans oublier Nicolas Duvauchelle, Maïwenn elle même qui joue une photographe qui entre dans le service de la BPM non sans aucunes difficultés, mais également Audrey Lamy  dans la peau d’une mère indigne. Malgré les crimes et les difficultés personnelles, chacun donne du sien afin d’aider les plus démunis dans leur reconstruction. Souvent, les mots sont crus mais tout simplement efficaces. Cela contribue à apporter au film une dimension authentique, mêlant humour, fous rires et autres émotions diverses qui surgissent du corps du spectateur. Polisse demeure incontestablement un long pour adultes, rendant hommage aux enfants. Du générique de début, au titre du film non orthographié correctement, on comprend rapidement que Maïwenn a osé une sorte  d’ôde aux plus fragiles. Pari réussi, on se souviendra longtemps de cette 4ème réalisation de l’ex de Luc Besson qui a parcouru bien du chemin depuis. Carpe Diem.

Info supplémentaire : Polisse a été présenté et récompensé lors du 64ème festival de Cannes, en mai 2011. Il a obtenu le prix du Jury.

C.H.

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